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Sciences Po et l'enseignement supérieur

Deux articles

A propos d'une étude de l'INSEE paru dans le numéro 410 d'« Economie et Statistique » : «Accès à l’enseignement supérieur en France : une démocratisation réelle mais de faible ampleur», Valérie Albouy et Chloé Tawan

Les Echos, mardi 2 septembre

__La démocratisation de l'enseignement supérieur n'encourage pas la mobilité sociale__

Libération, mardi 2 septembre

__La démocratisation de la fac s’arrête au premier cycle__

L'Allemagne "met le paquet" sur ses universités d'élite. Analyse par Stefan SEILER (DAIE-Sciences Po)

Dotée d’1,9 milliard d’euros sur 5 ans, l’initiative excellence, financée à 75 % par l’Etat fédéral allemand (BUND) et à 25 % par les régions allemandes (Länder), a attribué des moyens financiers importants aux meilleurs projets retenus. Elle distribuera ainsi sur 5 ans et jusqu’en 2012 :

• Aux projets d’école doctorale retenus, une subvention d’un million euros/an

• Aux projets de pôles d’excellence (cluster) retenus, une subvention d’environ 6,5 millions d’euros/an



• Aux projets stratégiques d’avenir retenus, une subvention d’environ 13,5 millions d’euros/an.

Les projets stratégiques d’avenir sélectionnés doivent obligatoirement inclure au moins une école doctorale et un pôle d’excellence. Les subventions gagnées dans le volets « écoles doctorales » et « pôles d’excellence », s’ajoutent donc à la subvention accordée à un projet stratégique d’avenir ce qui peut amener son montant total à 21 millons d’euros/an (et plus, selon le nombre d’écoles doctorales et de pôles d’excellence « gagnés »)

Chaque projet retenu dans le cadre de l’initiative excellence bénéficie en plus du financement alloué d’une somme forfaitaire correspondant à 20 % de ce financement pour couvrir les frais de gestion et dépenses indirectes liés au projet.

Les projets retenus dans le cadre du premier appel à projets 2005-2006 vont bénéficier d’un financement allant du 1er novembre 2006 au 31 octobre 2011 ; les projets sélectionnées dans le cadre du deuxième appel à projets bénéficieront des subventions couvrant la période du 1er novembre 2007 au 31 octobre 2012.

Selon Kerstin FELKER, responsable stratégie et controlling de l’université Ludwig-Maximilians de Munich (LMU), l’attribution annuel des subventions suit un plan de financement que les universités ont du soumettre au jury de sélection dans le cadre de la procédure de sélection des deux appels à projets de l’initiative excellence.

Le versement annuel des sommes attribuées correspond donc au rythme prévu par ce plan de financement. Les sommes versées correspondent aux demandes exprimés et aux investissements/mesures envisagés dans le plan de financement et répondent aux trois catégories : frais de personnel, frais de matériel et frais d’investissements. Les mécanismes de redistribution financière interne ont du être présentée lors de la candidature. Les subventions allouées peuvent ainsi légèrement varier d’une université sélectionnée à l’autre puisqu’elles répondent aux investissements envisagées dans le cadre du projet stratégique d’avenir soumis au jury au moment de la candidature. Cette méthode du financement en fonction du projet stratégique soumis explique les quelques différences notables en examinant les financements définitivement alloués.

Le respect du plan de financement, dont la qualité et la faisabilité ont été un critère de sélection et qui fait objet d’un rapport annuel de la part de l’université, engage les universités sélectionnées vis-à-vis de l’Etat et des Länder et leur permet, en contrepartie, de calculer et de gérer avec fiabilité leurs investissements.

En revanche, la somme forfaitaire, généralement désignée comme « overhead », que les universités sélectionnées reçoivent en plus du financement alloué aux projets retenus et qui s’élève à 20 % de ce financement (par projet), peut être librement dépensée par les universités (tant que les dépenses concernent des frais indirectement liées aux projets retenus, comme par exemple les frais administratifs, de gestion etc.)

L'Allemagne concentre les moyens publics sur ses universités d'élite. Une analyse de Stefan SEILER (DAIE- Sciences Po)

Dans le cadre des deux appels à projets de l’initiative excellence, mis en œuvre en 2005-2006 et 2006-2007 par l’Agence de financement de la recherche universitaire allemande (la Deutsche Forschungsgemeinschaft DFG) et le Conseil allemand de la Science (le Wissenschaftsrat),

outre les 39 écoles doctorales (Graduiertenschulen) et les 37 pôles d’excellence (Exzellenzcluster),

9 universités allemandes ont été sélectionnées pour leur projet stratégique d’avenir (Zukunftskonzept), volet le plus prestigieux de l’initiative excellence.

Ces universités, que la presse allemande désigne généralement comme « universités d’élite », vont désormais pouvoir bénéficier de 21 millions euros par an (écoles doctorales et pôles d’excellence compris dans ce montant) pour renforcer leur excellence scientifique et pour devenir des pôles d’excellence phares, visibles à l’échelle mondiale.

Les projets stratégiques d’avenir correspondent au troisième volet de l’initiative excellence. Pour pouvoir être sélectionnée dans le cadre de ce volet, chaque université candidate devait répondre aux trois critères suivants :

• Etre sélectionnée pour au moins une école doctorale (Graduiertenschule) dans le cadre du premier volet de l’initiative excellence • Etre sélectionnée pour au moins un pôle d’excellence (Exzellenzcluster) dans le cadre du deuxième volet de la compétition • Présenter une stratégie globale de développement concrète et convaincante

Les stratégies gagnantes ont généralement présentées :

• Un projet de futur développement comprenant une analyse des forces et des faiblesses de l’université candidate et présentant un plan d’actions en faveur des conditions excellentes de recherche et en faveur surtout de jeunes chercheurs

• Un projet de développement basé sur d’excellents résultats déjà acquis dans les domaines d’excellence de l’université. Ces excellents résultats déjà acquis dans le passé devaient témoigner du potentiel (de développement) et d’excellence de l’université (dans un domaine donné)

• La preuve de dynamisme et d’excellence de l’université dans un domaine de recherche à l’aide de distinctions et prix reçus, des fonds provenant du secteur privé (fundraising) ; du nombre de brevets, du nombre de publications etc.

• La preuve que l’université se distingue au niveau international par son profil particulier et son excellence dans un ou plusieurs domaines précis.

• Un projet qui accorde une importance particulière à la coopération internationale, l’interdisciplinarité et la recherche en réseau, aux coopérations extra-universitaires, au soutien pour les jeunes chercheurs et à la parité hommes-femmes.

Les projets de stratégies d’avenir retenus devaient contribuer aux objectifs de l’initiative excellence à savoir :

• L’augmentation de la visibilité internationale des universités allemandes et de la recherche universitaire

• L’amélioration des conditions de recherche pour jeunes chercheurs au sein des universités allemandes

• Le renforcement des coopérations entre établissements et disciplines

• Le soutien à la parité hommes-femmes dans la communauté académique

• Le renforcement de la compétition scientifique/académique et l’amélioration de la qualité d’accueil au sein des universités allemandes

Valérie Pécresse dresse ce matin le bilan de l'ouverture sociale des classes prépas. Petit rappel de la situation à Sciences Po.

Sciences Po a démontré, preuves à l’appui sur 10 ans, qu’il est concrètement possible d’ouvrir les meilleures formations supérieures à un éventail social d’étudiants très large.

Et qu’il est possible de conjuguer excellence et diversité dès lors qu’on refuse le malthusianisme des grandes écoles.

a) Excellence et diversité peuvent être conjuguées si l’on refuse le malthusianisme des grandes écoles : le nombre des élèves à Sciences Po est passé de 4 000 en 1997 à 8 400 en 2008 :2009, plus qu’un doublement. C’est l’ouverture quantitative qui permet de faire de la place à tous les talents, à tous les mérites.

Aucun établissement sélectif n’a eu une telle politique au nom de l’idée, que ‘l’ouverture fait baisser le niveau’. Le motif du refus d’accroître les effectifs réside le plus souvent dans la volonté de préserver l’identité de l’Institution et sa singularité sociale. Ce réflexe de fermeture a contribué à accentuer encore un peu plus la coupure entre les élites française et les catégories sociales qui se sentent inéluctablement et massivement exclues des avantages de la réussite scolaire, professionnelle et économique.

Le choix de Sciences Po n’est pas synonyme de nivellement par le bas, ni de perte d’identité. La réussite de l’ouverture sociale de grande ampleur réalisée rue Saint-Guillaume s’est accompagnée d’un succès jamais rencontré jusque là par Sciences Po chez les jeunes Français.

Le brassage social est effectif.

- Le % d’élèves boursiers est passé de 8 à 20 % en 6 ans ; les boursiers du CROUS reçoivent un complément de 50% du montant de leur bourse ; l’aide financière directe aux élèves, financée sur les ressources propres de Sciences Po, a été multipliée par 10, de 400 000 euros à 4 M d’euros par an.

- Le % d’élèves très défavorisés est passé de 3 à 6%, alors qu’il est stable à l’université et en classes prépas ; à Sciences Po, les étudiants très défavorisés réussissent leurs études et leur entrée dans la vie professionnelle alors qu’ils échouent en grande majorité à l’université ou aux concours d’entrée des grandes écoles.

- Les droits de scolarités sont structurés en 8 paliers, allant de 515 à 5 150 euros, et corrélés aux revenus du foyer fiscal de rattachement. Ainsi les classes moyennes qui ne bénéficient pas de bourses ont à s’acquitter de droits de scolarité d’autant plus modérés que leurs revenus sont limités. 25 % des élèves de Sciences Po ne paient pas du tout de droit de scolarité. Pour devoir payer le montant le moins élevé, un ménage de deux parents et deux enfants doit gagner 4 000 euros nets par mois.

- Les élèves sélectionnés selon la procédure Convention Education Prioritaire représentent à la rentrée 2008 14 % des élèves français entrant en 1ère année.

- En même temps, 25% des élèves de Sciences Po appartiennent aux 2% des familles les plus aisées de France.

A Sciences Po, le brassage social dans la réussite de tous par les études est devenu une réalité.

L’attractivité pour les élites scolaires :

Depuis l’année 2000 :

- Les candidatures en Master ont augmenté de 60 % ;

- Les candidatures à l’entrée en 1ère année ont plus que doubler, de 3 600 à 7 600 ;

- Les Bacheliers mention Très bien se pressent aux portes de la rue Saint-Guillaume : ils étaient 1 700 en 2008, contre 1 200 en 2007 et seulement 450 en 2001 ;

- Les taux de sélection à l’entrée sont devenus terribles : 9 % à l’entrée en master ; pour l’entrée en 1ère année : 9 % à l’examen, 15 % pour les CEP et 22 % pour les mentions Très bien.

Sciences Po est devenu le symbole d’une université très sélective mais ouverte, à l’aise avec son temps et avec les nouvelles générations – donc très attractive. Excellence et diversité dans un même mouvement : c’est possible. C’est effectif à Sciences Po. Cela ne doit pas être réservé à Sciences Po. Ce modèle nouveau est possible ailleurs.

Interview sur Radio Classique ce matin

sur Radio Classique.

L'Etat va se doter d'une stratégie nationlae de recherche...(Dépëche AEF 100442)

"Nous allons travailler à la définition d'une stratégie nationale de recherche", a déclaré Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, hier, lundi 25 août 2008, lors des Journées de la coopération internationale et du développement organisées par le MAE à la Maison de la mutualité. "Un exercice inédit", qui s'inspirerait sur le principe "du Grenelle de l'environnement et du livre blanc de la Défense", a-t-elle précisé.

Afin de définir les priorités de recherche dans "un document cadre pour quatre à cinq ans", un groupe de travail réunissant "chercheurs, administratifs et acteurs des milieux socio-économiques" va être mis en place à partir de la rentrée. Il s'agira d'un comité restreint d'une dizaine de "grandes personnalités". Il mènera une réflexion pendant six mois sur les défis "sociétaux" (comme l'alimentation), de "connaissances" (mathématiques, SHS, etc.) et "organisationnels" (tels que l'espace européen de la recherche, la valorisation ou les transferts de technologie).

UNE STRATÉGIE PLUTÔT QUE DES "GRANDS PLANS"

"Selon l'OCDE et l'UE, la France n'est plus classée comme leader dans les grands pays de la recherche, elle est dans le groupe des 'suiveurs' en matière d'innovation", rappelle Valérie Pécresse. Selon elle, il est temps de mettre en place une stratégie nationale de recherche, "tout comme les pays nordiques ou le Japon", plutôt que de lancer des "grands plans" (sida, cancer, Alzheimer, etc.). "Ces focus successifs répondent à l'urgence mais, à terme, ils ne sont pas sécurisants pour les chercheurs", estime-t-elle.

Cette mesure est "cohérente" avec les réformes, que ce soit l'autonomie des universités, qui pourront "mieux se positionner stratégiquement", ou le CNRS, puisque sa réorganisation en instituts disciplinaires (L'AEF n°95718) permettra "de faire de la prospective et d'éviter les doublons" en matière de recherche.

Selon le ministère, ce projet de stratégie nationale de la recherche, qui devait à l'origine figurer au programme du conseil des ministres du 21 août 2008, sera présenté lors du conseil de la semaine prochaine.



Contact:ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Marion Lamure, service de presse, 01 55 55 84 32, marion.lamure@recherche.gouv.fr

LA grande affaire des 3 années qui viennent : le recrutement

de 30 professeurs-chercheurs (ou research professors) sur le marché européen et international.

Amis lecteurs, merci de m'avoir accompagné tout ce mois d'août. A demain pour de nouvelles aventures.

Q'est-ce qu'une formation aux affaires publiques ? Panorama de la question par Lisa Anderson, ancienne dean de SIPA et Provost de l'Universté américaine du Caire.

In both the French and Anglo-Saxon traditions, the oldest version of this sort of education is called “public administration.” Hence the Ecole National d’Administration. (Note, however, that ENA now markets itself as l'Ecole européenne de gouvernance! ) This is the intellectual tradition reflected in the MAP, and it is characterized by the assumptions that its graduates will work in the public sector as generalists, and among the most important skills was an understanding of the legal and regulatory frameworks of the public sector.

In the 1960s and 1970s, this was supplemented by programs in public management, which borrowed tools from MBA programs to professionalize and modernize the education of the students. This approach, including the close ties with business education, is exemplified in the Masters in Corporate and Public Management; these students are expected to move between sectors, and particularly to bring management accountability approaches developed in the corporate world to the public sector. With the growth of government contracting and public-private partnerships in the delivery of social services, this has become an importan feature of the landscape of both public affairs practice and public affairs education.

At the same time, and accelerating over the latter decades of the twenty-century, the third model of public affairs education appeared: public policy. This approach emphasized the substantive arenas in which the public sector is involved—health, education, welfare, security, etc.—to argue that policy practitioners (or, sometimes, “policy entrepreneurs”) would be substantive specialists who would work in the public, private and not-for-profit sectors, as seemed appropriate to the policy issues in question. For these professionals, policy analysis and evaluation skills are deemed more important than knowledge of administrative law or familiarity with techniques of ensuring management accountability.

The clarity of the history of these intellectual developments is not nearly as precise as this discussion suggests and most public affairs practitioners and educators view these approaches as largely complementary, not competitive. Nonetheless, the emphasis varies and particular schools are associated with particular foci. In the United States, for example, the Woodrow Wilson School of Public and International Affairs at Princeton University is almost entirely devoted to policy and policy analysis; the Maxwell School of Citizenship and Public Affairs at Syracuse University concentrates largely on public administration; the emphasis of the John K. Kennedy School of Government at Harvard on “leadership and decision making” highlights its interest in management.

As should be apparent, the name of a school does not reveal a great deal about its focus: citizenship, government, public affairs, public service, public administration, public policy, public management (particularly in South Africa and Japan) and, increasingly in Europe, governance (eg the Hertie School in Berlin) are all designed to evoke a commitment to education and research designed to advance the public good. None of them clearly identify the preferred approach or approaches, and “Public Affairs” is typically viewed, certainly in English-language venues, as the most inclusive despite the fact that it is often, if erroneously, associated with an exclusive focus on the public sector. It has the considerable advantage of being able to deploy the degree title “MPA,” which was originally—on the analogy of the MBA—a Masters in Public Administration and is now typically a Masters in Public Affairs.

Notre politique d'influence internationale via l'enseignement présente des incohérences (merci à l'AEF qui cite ces extraits dans sa dépêche 100590)

"Peu d'élèves étrangers formés dans nos établissements à l'étranger poursuivent en France leurs études supérieures. Pourtant, en 2007, 38% des élèves scolarisés au sein du réseau de l'AEFE et ayant la nationalité du pays de résidence ont déclaré vouloir poursuivre leurs études supérieures en France", souligne le livre blanc sur la politique étrangère et européenne de la France 2008-2020. Alain Juppé et Louis Schweitzer, qui ont présidé sa commission, l'ont remis mercredi 27 août 2008 au président de la République.

Le livre blanc précise en outre que l'attractivité du système d'enseignement supérieur de la France "reste inégale", puisque le chiffre de 38% "cache d'importantes disparités": parmi ces jeunes qui voudraient poursuivre leurs études en France, 73% sont issus d'Afrique du Nord et seulement 2% d'Amérique du Nord.

DIMINUER LES BOURSES TROISIÈME CYCLE AU PROFIT DES BOURSES MAJOR

"Nous faisons ainsi un investissement long au niveau du secondaire dont d'autres pays tirent le bénéfice au niveau du supérieur en attirant des étudiants le plus souvent de niveau élevé", alerte le livre blanc, qui met en cause l'"insuffisante attractivité de nos universités" et les "effets négatifs de la politique des visas pour les étudiants". Il préconise un programme de bourses "beaucoup plus ambitieux" au profit des "meilleurs élèves du réseau, qui souhaitent poursuivre leurs études supérieures en France", et notamment d'augmenter le nombre de bourses "major" (720), destinées à favoriser leur insertion en classes préparatoires aux grandes écoles. Parallèlement, "la priorité en faveur du troisième cycle (80% des 18 600 bourses en 2007)" doit être "atténuée", de façon à "rétablir la continuité entre le secondaire et l'ensemble du cycle des études supérieures".

DES MENACES RÉELLES SUR L'AVENIR DU RÉSEAU

"Atout unique de la France, le réseau d'enseignement français à l'étranger doit être développé", et "sa capacité d'accueil des élèves étrangers préservée et, si possible, élargie", souligne le livre blanc. "Or des menaces réelles pèsent sur son avenir", s'inquiète-t-il, en évoquant le coût "considérable" de la mesure de gratuité de la scolarisation des Français à l'étranger (environ 300 millions d'euros à l'horizon 2020 (L'AEF n°99697).

La commission du livre blanc estime "indispensable de reconsidérer la gratuité, en compensant par une politique renforcée d'aide et de bourses, en fonction des revenus des ménages". Elle remarque que "si cette décision devait toutefois être confirmée et mise en œuvre, l'État devrait assurer le financement de la prise en charge des frais de scolarité". "Quoique des financements innovants, notamment auprès des entreprises, doivent également être recherchés, l'essentiel de la charge reviendra à l'État qui devra augmenter de manière très significative sa subvention à l'AEFE."



Contact:Ministère des Affaires étrangères et européennes, DCI (direction de la communication), 01 41 17 53 53

Les étudiants inscrits à l'université (hors IUT)

ne forment qu'une grosse moitié de l'ensemble des étudiants inscrits dans l'enseignement supérieur : 1,26 M sur 2,21.

Ils sont 115 000 dans les IUT, 317 000 en CPGE et STS (donc au lycée post bac) et 515 000 dans les autres établissemets d'enseignement supérieur.