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Sciences Po et l'enseignement supérieur

Article d'Etienne Wasmer : "Pourquoi la France se prive d'excellents doctorants"

Cette article, publié ici avec l'autorisation de l'auteur, a également été publié sur Rue89 et sur son blog personnel.

En ce moment se tient à San Francisco le congrès de l'American Economic Association, qui réunissait jusque lundi des milliers de chercheurs, universitaires, étudiants du monde entier, répartis sur une dizaine de grands hôtels. Pas moins de 450 sessions, où l'on évoque la recherche la plus récente. C'est aussi l'occasion d'un formidable brassage entre l'offre et la demande de postes pour doctorants, un "marché" dont la France est, hélas, quasi-absente.

Je raconte sur mon blog personnel, dans les moindres détails, comment se déroule ce recrutement: une procédure complexe et sophistiquée, qui commence à la fin de l'été sur le site internet Job Openings for Economists, passe par un marathon d'entretiens entre recruteurs et doctorants lors du fameux congrès de l'AEA, et se termine par la mise à l'épreuve des candidats in vivo, dans les murs de l'institution recruteuse.

Les universités françaises se tiennent à l'écart de ce circuit, pour diverses raisons, tant bureaucratiques (il faut attendre le bon vouloir du ministère et les derniers arbitrages budgétaires pour savoir combien de postes seront offerts)que budgétaires (même si on savait quels postes offrir, comment aller sur ce marché quand le salaire net offert en France est inférieur de moitié de ce qui est offert ailleurs en Europe?).

Les contrats proposés, au terme de cette sélection, sont individuels, avec une marge de négociation pour les directeurs de comité de recrutement. Autre grande différence avec la vieille Europe : les emplois proposés sont des postes temporaires de 5 à 8 ans, temps nécessaire pour publier et faire sa réputation de jeune chercheur prometteur. A la fin de cette période, un poste permanent (la "tenure") n'est attribué que si le candidat a fait ses preuves.

Pourquoi le système français est à revoir

En France, on n'attribue pas de tels postes temporaires débouchant, sous condition de succès, sur la permanence. On donne soit des postes temporaires (type post-doc) sans support budgétaire pour une éventuelle titularisation, soit des postes permanents par ailleurs très rares. Grave erreur, car les capacités à faire de la bonne recherche sur la durée sont difficiles à détecter.

Qui plus est, compte tenu de l'enjeu que représente le fait d'attribuer un emploi permanent (Chargé de recherche au CNRS, maître de conférence à l'université), on ne peut pas éviter d'exiger, dès avant le recrutement, des publications même mineures. Cela paraît être une bonne idée... mais il y a un effet pervers: si on vise un poste en France, il vaut mieux tenter de passer dans une "petite" revue plutôt que de prendre le risque de viser une revue de visibilité internationale. Si, en plus on doit enseigner 128 heures de nouveaux cours et, dès la troisième année, préparer ce concours obsolète qu'est l'agrégation du supérieur pour passer professeur, il faut des capacités extraordinaires pour simplement survivre dans le monde de la recherche de haut niveau!

Les choses changent lentement en France, mais trop lentement, tout simplement parce que les élites qui nous dirigent n'ont jamais vécu le parcours dont il est question ici.

Un parlementaire à qui je demandais si pour lui, un poste de six ans à 3000 euros nets par mois était vraiment de la "précarité" par rapport à un poste permanent à 1800 euros nets à Paris, sa réponse a été immédiate: "est précaire tout poste non-permanent, quels qu'en soient le salaire ou la durée". C'est amusant, car le mandat de député est à peu près le type de poste que j'aimerais pouvoir offrir aux jeunes doctorants: bien payé pendant 5 ans, mais soumis à une contrainte de ré-élection.

Etienne Wasmer

Stages de terrain, premier bilan

Le stage de terrain est une nouvelle obligation de scolarité des élèves de première année, qui vise à permettre aux élèves de mieux comprendre les conditions de travail des personnels d’exécution et à envisager le fonctionnement des organisations du point de vue des unités de base.

D’une durée minimale de quatre semaines, cette expérience met les élèves en situation d’agents d’exécution au sein d’unités de base d’organisations publiques ou privées (entreprises, associations, administrations publiques…).

Le stage de terrain n’est pas un stage d’observation : il implique une participation effective à une activité de prestation de services, au contact de l’usager, du client ou du bénéficiaire.

Sur les 969 élèves inscrits en première année, 818 élèves (soit 84% de l’effectif) ont effectué leur stage de terrain entre le 1er juillet et le 27 septembre 2008. Environ 80% des élèves ont trouvé un stage ou un CDD par eux-mêmes, les autres ayant été affectés à leur demande par Sciences Po Avenir :

La très grande majorité (88%) des élèves ont effectué leur stage en France.

Le tableau 2 ci-dessous fournit quelques exemples de stages réalisés par les élèves.

St. Edward's university s'installe à Angers (source EducPro.fr)

article de Camille Stromboni sur EducPro.fr

St. Edward's university s'installe à Angers

Après l’université de Columbia avec le pôle Reid Hall ou encore l'antenne de l’université de Chicago installées à Paris, c’est au tour de l’université texane St. Edward’s - créée il y a 120 ans par des missionnaires français de la Sainte-Croix - de s’implanter en France, à Angers. Objectif de l'université mère de St. Edward's avec cette antenne : s'ouvrir à l’international.

Son président, le Dr. George Martin, souhaite développer ces « campus portail » dans le monde (le prochain devrait être installé en Amérique latine), avec une première antenne en France, en partenariat avec l'université catholique de l’Ouest (UCO) et l'Institut Bois-Robert (internat secondaire international). Sur deux grands axes : l’un pour la formation continue des entreprises angevines, avec principalement des cours en anglais et à l’outil Apple, l’autre pour les étudiants.

400 étudiants prévus sur le campus angevin

Lorsque l’ensemble du projet sera arrivé à maturité, avec tous les programmes mis en route, l’antenne angevine de St. Edward’s devrait accueillir 400 étudiants. Français, Européens mais aussi Américains. Ces derniers pourront participer à un séjour d’été (dès 2009) ou à un programme annuel de deux semestres d’enseignement. « Nous voulons que tous nos étudiants aient l’occasion de faire un semestre à l’étranger et pas seulement les plus aisés », explique le Dr. George Martin. Les frais d'études, en France ou aux USA, seront identiques pour le jeune Américain. Il suivra quelques heures de français dispensés à l'UCO.

7800 euros par an pour un étudiant français

Pour les étudiants français, ce coût a été revu à la baisse. Pour 7800 euros par an – contre plus de 20 000 dollars pour un étudiant de l'université catholique américaine - un bachelier pourra, dès septembre 2009, effectuer une première année « préparatoire » dans l’antenne de St. Edward’s en Anjou, puis poursuivre trois ans dans l’université texane et atteindre ainsi le grade « bachelor » (bac+4).

Ce programme d’un an en France, intitulé « St. Edward’s first year in France », permettra aux jeunes Français de se remettre à niveau en anglais. La moitié des enseignants seront issus de Saint Edward’s university et la majorité des cours sera dispensée en anglais, en petits groupes, de 15 à 20 étudiants. Un séjour de deux semaines est également prévu aux Etats-Unis et sur le campus texan.

Une entrée vers des études aux Etats-Unis

A la fin de cette première année, les étudiants français pourront prendre leur décision : poursuivre leurs études à Saint Edward’s au Texas pendant les trois années suivantes ou bien rejoindre l’UCO. Ou même intégrer une autre université américaine. Saint Edward’s valide en effet 30 crédits, correspondants aux deux semestres. L’objectif est clair : faciliter l’intégration des jeunes bacheliers français dans le système américain.

Des masters franco-américains

Pour le niveau master, un programme est prévu dès 2010. Plusieurs diplômes conjoints, « Joint degree » (masters européens et MBA), seront proposés par l’antenne angevine, dans les domaines du management, de l’environnement et du développement durable.

Camille Stromboni

02.12.08

Harvard to collect, disseminate scholarly articles for faculty, Legislation designed to allow greater worldwide access

Article de la "Gazette Online" de Harvard, que vous trouverez ici.

Harvard to collect, disseminate scholarly articles for faculty

Legislation designed to allow greater worldwide access

By Robert Mitchell FAS Communications

In a move to disseminate faculty research and scholarship more broadly, the Faculty of Arts and Sciences (FAS) voted Tuesday (Feb. 12) to give the University a worldwide license to make each faculty member’s scholarly articles available and to exercise the copyright in the articles, provided that the articles are not sold for a profit.

In proposing the legislation, Stuart M. Shieber, a professor at FAS, said, “There is no question that scholarly journals have historically allowed scholars to distribute their research to audiences around the world. But, the scholarly publishing system has become far more restrictive than it need be. Many publishers will not even allow scholars to use and distribute their own work. And, the cost of journals has risen to such astronomical levels that many institutions and individuals have cancelled subscriptions, further reducing the circulation of scholars’ works.

“This is a large and very important step for scholars throughout the country. It should be a very powerful message to the academic community that we want and should have more control over how our work is used and disseminated,” added Shieber, James O. Welch Jr. and Virginia B. Welch Professor of Computer Science.

“The goal of university research is the creation, dissemination, and preservation of knowledge. At Harvard, where so much of our research is of global significance, we have an essential responsibility to distribute the fruits of our scholarship as widely as possible,” said Provost Steven E. Hyman. “Today's action in the Faculty of Arts and Sciences will promote free and open access to significant, ongoing research. It is a first step in the creation of an open-access environment for current research that may one day provide the widest possible dissemination of Harvard's distinguished Faculties' work.”

Harvard will take advantage of the license by hosting FAS faculty members’ scholarly articles in an open-access repository, making them available worldwide for free. The faculty member will retain the copyright of the article, subject to the University’s license. The repository contents can be made widely available to the public through such search engines such as Google Scholar. Faculty members may request a waiver of the license for particular articles where this is preferable. The new legislation does not apply to articles completed before its adoption.

The repository, which will be supported and maintained by Harvard University, will allow scholars and the general public from around the world access to scholarly works of FAS faculty. This access will benefit scholars at all research institutions, which have seen their ability to maintain subscriptions to a full range of scholarly journals seriously compromised over the past few years. Research centers in poorer countries have been especially harmed by the access limitations caused by the high cost of many journals, Shieber pointed out.

“Today’s vote in the Faculty of Arts and Sciences,” said Robert Darnton, Carl H. Pforzheimer University Professor and director of the University Library, “addresses an issue that is of great concern to all of the Faculties of the University. All of us face the same problems and all of us can envision the public benefits of open access. Harvard Medical School, for example, is already working with its faculty to comply with a congressional mandate that articles based on funding from the National Institutes of Health be openly accessible through PubMed Central. By working, as individual faculties and together as a single University, we can all promote the free communication of knowledge”''

Résultat de l’ensemble des campagnes de réponse aux appels d’offres de l’ANR menées par les centres de recherche de Sciences Po, 2005-2008

La campagne 2008 a été particulièrement favorable aux projets soumis, que les centres en soient coordinateur ou simple partenaire :

Voici la liste des projets ANR gérés à Sciences Po et au CNRS (pour le CSO et l’OSC).

Voici le tableau des recettes constatées et attendues pour les contrats en gestion FNSP.

Beaucoup de regrets s'expriment sur la suppression de l'admission de candidats Bac +1 à l'entrée de Sciences Po.

Peut-être pourrait-on expérimenter la sélection sur dossier + entretien pour les Bac +1. Serait réintroduite cette possibilité d'être candidat un an après le Bac mais sans passer par la sélection sur examen classique.

Le Forum EUROGOLFE en images...

Évènement de la Présidence Française de l'Union Européenne, le forum EUROGOLFE s'est tenu à Venise du 16 au 18 octobre 2008 sous l'égide de Sciences Po et de la fondation Giorgio Cini.

Vous trouverez le site de cette manifestation en photo sur www.eurogolfe.com

Option 3 : on cherche des locaux supplémentaires dans Paris à proximité du centre "historique".

C'est la stratégie mise en oeuvre depuis 10 ans, parallèlement à l'ouverture de 1ers cycles dans le centre d'autres villes que Paris (Le Havre, Menton, Nancy, Dijon, Poitiers).

L'acquisition de l'immeuble du 13, rue de l'Université en est le principal exemple. L'Etat en a demandé 45 M d'euros et il y a une dizaine de millions de travaux réalisés en plusieurs tranches, essentiellemet de sécurité. La Fondation a intégralement financé et l'acquisition et les travaux, sans aide publique.

Les locaux du Lagardère Paris Racing (rue Eblé dans le 7è) s'ouvrent aux sportifs de Sciences Po. (Merci à Clément Jouve)

Il y a quelques années faire du sport à Sciences Po consistait très souvent (j'y étais) à tourner en rond, mal réveillé, entre huit heures et huit heures trente, dans le gymnase qui a depuis été remplacé par l’actuelle cybercafé.

La situation a pu progressivement changer grâce à l’investissement de l’Association Sportive qui s’est battue chaque année pour offrir au plus grand nombre une offre de cours de plus en plus importante et diversifiée. Les étudiants sportifs n’ont jamais été aussi nombreux à Sciences Po.

L’année 2009 sera marquée par une nouvelle étape pour la pratique sportive au sein de notre établissement.

Dès le mois de février, une partie des cours de volley, de basket, de badminton, de yoga, de capoeira et de gym aura lieu dans les locaux du Lagardère Paris Racing, rue Eblé.

Sciences Po sera le seul établissement d’enseignement supérieur français à bénéficier d’infrastructures dédiées à la pratique du sport de haut niveau, au cœur du 7e arrondissement, au sein du club détenteur du plus grand nombre de médailles dans l’histoire de l’olympisme français.

En utilisant chaque semaine les mêmes infrastructures que Teddy Riner, Lucie Decosse et Laura Flessel, les étudiants de Sciences Po ne peuvent que remporter une victoire éclatante au prochain Crit’…

L'option 2 a le soutien du ministère et, j'espère, de SUD.

SUD propose le transfert total de Sciences Po sur un même campus dans une ville de l'agglomération parisienne.

Ce pourrait être au sein du futur campus Condorcet : 80 000 étudiants en sciences humaines et sociales principalement, avec les universités de Villetaneuse (Paris 13) et Saint-Denis (Paris 8, ex Vincennes), une partie de Paris 1, l'EHESS, peut être l'Ecole d'économie de Paris.

Le ministère propose la délocalisation d'une des années d'études (la 1ère ? la 2ème ? la 4 ème ? la 5ème ?). L'idée est que le prix au m2 sera moins élevé sur le futur campus qu'à Saint-Germain des Prés, ce qui est incontestable.

Sciences Po conserve le même nombre d'élèves mais une partie de ceux-ci poursuivent leurs études en Seine Saint Denis.