Le nombre de professeurs des universités titulaires à Sciences Po est passé de 34 en 1998
à 49 en 2008.
Point de vue - mercredi 25 juin 2008
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Sciences Po et l'enseignement supérieur
à 49 en 2008.
Point de vue - mercredi 25 juin 2008
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"Opération campus": l'Institut de physique du globe rejoint le projet "Campus universitaire Paris Centre" L'IPGP (Institut de physique du globe de Paris) rejoint le projet "Campus universitaire Paris Centre" porté par les universités Paris-Diderot (Paris-VII) et Paris-Descartes (Paris-V), Sciences Po et l'Observatoire de Paris (L'AEF n°97801). Le CA et le CS de l'institut ont voté hier, lundi 23 juin 2008, en faveur de cette adhésion. Ce projet doit être déposé pour le 27 juin prochain dans le cadre de la deuxième vague de l' "Opération campus".
En sciences de l'univers, l'IPGP, associé à l'Observatoire et à deux départements de Paris-VII, constitue "sans doute le plus prestigieux ensemble de la discipline à l'échelle française et à l'échelle européenne". En effet, "l'IPGP et l'Observatoire de Paris ont déjà amorcé un rapprochement au sein d'une structure informelle, 'sciences de l'univers à Paris', et l'association entre l'IPGP et l'UFR sciences de la Terre, de l'environnement et des planètes de Paris-Diderot est fusionnelle et ancienne".
L'IPGP, aujourd'hui implanté à Jussieu, devrait s'installer, à la rentrée 2010, dans un nouveau bâtiment rue Cuvier, près du Jardin des plantes. En outre, trois équipes de recherche et l'UFR d'enseignement doivent rejoindre Paris rive-gauche en septembre prochain.
Contact: IPGP, Joël Dyon, communication, 06 88 28 55 46, joel.dyon@ipgp.jussieu.fr Cette dépêche fait partie du dossier d'actualité suivant : - "Opération campus" Vous y retrouverez l'ensemble des dépêches de l'AEF sur le sujet.
Lire aussi dans les dépêches :
"Opération campus": Axel Kahn a adressé un projet de "cahier commun" sur la vie étudiante aux présidents parisiens L'AEF du 20 juin 2008, n° 98153 URGENT. "Opération campus": l'ENS Ulm s'associe à Paris Universitas et renonce au projet ParisTech L'AEF du 18 juin 2008, n° 97992
Dépêche n°98313 © Copyright L'AEF - 1998/2008 Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cette dépêche est strictement interdite, sauf accord formel de l'AEF. Accéder au site de l'AEF : http://www.aef.info Mes paramètres Ne plus recevoir de mail Interruption provisoire Désabonnement
Point de vue - mercredi 25 juin 2008
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a été coopté membre du nouveau Conseil National du Droit.
Point de vue - mercredi 25 juin 2008
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C'était bien avant le lancement du plan de rénovation des campus universitaires : j'avais indiqué sur ce blog, comme je l'avais fait bien des fois auparavant devant les Conseils de Sciences Po, comme le pensent bien des élèves de Sciences Po, nous ne pouvons plus augmenter le nombre de élèves de Sciences Po à périmètre immobilier constant.
Le plus simple, le plus facile, je l'ai déjà dit, c'est de durcir le taux de sélection. L'entrée en master a été durcie : le taux de sélection est passé de 13% à 9,5%. Les uns se sont réjouis, qui trouvent qu'un établissement universitaire est d'autant meilleur que la sélection à l'entrée est implacable. Les autres l'ont regretté, trouvant injuste cette évolution.
Quand une partie de l’EHESS se plaint amèrement d’être exilé à Aubervilliers et reproche à Danièle Hervieu-Léger, sa présidente, son engagement en ce sens, quand l'Ecole d'économie de Paris a obtenu 40 M d'euros pour se déployer sur le campus du boulevard Jourdan mais craint de devoir suivre l'EHESS et Paris sur le campus Codorcet (Paris Nord/ Aubervilliers), je tentais, ave l'appui des Conseils, de faire prospérer l’idée d’ouvrir un second campus en Ile-de-France, et pourquoi pas au sein de l’université de Paris-Est.
L’adéquation de ce projet avec la politique universitaire conduite par la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche me parait multiple :
- lutter contre le malthusianisme des grandes écoles : le projet de campus à Créteil, c’est + 2 000 élèves à Sciences Po en vitesse de croisière ;
- rapprocher universités et établissements sélectifs/grandes écoles, c'est construire un lien territorial, pédagogique et scientifique : le projet de Sciences Po s’intégrait très concrètement au PRES de Paris-Est et à l’université de Créteil (droit, médecine, affaires publiques) ;
- assurer un plus grand brassage social, culturel et économique des étudiants sur un campus divers, c'est contribuer à lutter contre le sentiment de coupure entre les élites et de larges portions de notre société.
Les collectivités locales se sont montrées prêtes à financer une partie importante du coût de l’investissement évalué, d’un commun accord entre les services techniques de la ville, du département et de la région, à 50 M. Le Recteur de Créteil n'a jamais compté son soutien. Le projet présenté par le PRES Université de Paris-Est incorpore bien l’implantation de Sciences Po et demande à ce titre 10 M.
Seulement le projet pour lequel je milite est un projet qu'il faut avoir les moyens de faire vivre. Installer un campus en banlieue comme l'Essec à Cergy, HEC à Jouy, Polytechnique à Palaiseau, suppose d'avoir beaucoup d'argent pour le faire fonctionner et non pas seulement des crédits d'équipement pour assurer la construction et la maintenance d'immeubles universitaires.
Le coût annuel pour l’Etat d’un élève de Sciences Po est de 10 000 euros. La moyenne pour l'université françase est à 7 400 euros, un élève de classe préparatoire coûte 12 000 euros. Installer un campus de 2000 élèves de Sciences Po en vitesse de croisière coûterait donc 20 M. Les collectivités locales ne sont évidemment pas prêtes à se substituer à l’Etat sur le financement du fonctionnement.
Lors d’une réunion de travail avec le ministère, j’avais proposé un mode de financement innovant et budgétairement orthodoxe : doter Sciences Po d’un capital de 300 M pris par exemple sur le produit de la vente des actions EDF. Placé à 5 %, ce capital aurait rapporté 15 M par an, soit les ¾ de la somme nécessaire. Cette proposition a été jugée séduisante mais son adoption peu probable.
Survint alors l'annonce du plan de rénovation des campus universitaires. Celui-ci a mis en mouvement toute l'université française, ce qui est un grand succès de la Ministre.
Point de vue - lundi 23 juin 2008
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L'objectif final du plan adopté par le Gouvernement est de faire des établissements d'enseignement supérieur et de recherche des lieux où ils soit agréable et possible de poursuivre des recherche, d'enseigner et d'étudier, de vivre, de se restaurer, de vivre en somme.
L'argent provenant de la vente des actions d'EDF servira à payer aux opérateurs qui auront réalisé la rénovation des campus un loyer.
Ce plan ne prévoit nullement une augmentation des moyens de fonctionnement des universités (lesquels devraient augmenter parallèlement à travers le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche dans chaque loi de finances : c'est le fameux milliard d'euros dont devrait croître ce budget chaque année pendant la législature).
Les négociations sur le financemet d'un second campus continuent mais la solution ne passera pas par le plan de rénovation des campus.
Point de vue - lundi 23 juin 2008
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en droit : Olivier Duhamel, Guy Carcassonne, Marie-Anne Frison-Roche, Chisophe Jamin, Jean-Bernard Auby, Loïc Azoulai, Jean-Louis Bourlanges, Jean Picq
en économie : Etienne Wasmer, Yann Algan, Marc Flandreau
en histoire : Françoise Mélonio, Robert Frank, Georges-Henri Soutou, Philippe Boutry, Jean-Noël Jeanneney
en sociologie : Bruno Latour, Erhard Friedberg, Alain Chenu, Denis Ségrestin, Louis Chauvel, Marco Oberti, Patrick Le Galès,
en science politique : Pascal Perrineau, Philippe Braud, Dominique Colas, Bertrand Badie, Dominique Reynié, Astrid von Busekist
Toutes les disciplines qui constituent "les sciences politiques" sont représentées. Tous les enseigants sont de haut niveau, quel que soit leur statut, quel que soit leur âge, quelle que soit leur discipline, quelle que soit leur université d'apprtenance. Bien sûr, chaque élève peut avoir des préférences ou des aversions pour telle ou telle discipline, telle ou telle personnalité, telle ou telle façon d'enseigner. C'est cela aussi la diversité.
Point de vue - dimanche 22 juin 2008
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La question est posée, au moins à l'intérieur de Sciences Po, par de plusieurs observateurs. Permettez moi une réponse circonstanciée.
1/ Dans le post annonçant l'arrivée d'Hervé Crès, on touve un commentaire de Dr Alambic qui débute ainsi :
"@ HEC exaspérée :
La force du diplôme d'HEC repose en gros sur trois points (par ordre d'importance décroissante) : a) la sélectivité, garantie exclusivement par un concours d'entrée censé attester de compétences intellectuelles et/ou de travail de la part des admis ; b) le réseau, à travers l'association des anciens et l'esprit de promotion, lui-même possible du fait de la vie (associative) sur un campus isolé ; c) la formation aux disciplines rudimentaires de l'économie et de la gestion (en 1A et 2A), puis une spécialisation en majeure."
Je ne dis pas que Dr. Alambic exprime la totalité des opinions des élèves, des professeurs et de la direction d'HEC, mais il représente assurément une partie importante de cette opinion comme de celle des anciens élèves d'HEC.
Si l'on part de cette définition - encore une fois sûrement très spécifique - la différence avec Sciences Po est considérable.
a) la sélectivité à Sciences Po est très dure mais elle n'est pas "garantie exclusivement" par un concours d'entrée" : toutes les procédures d'entrée sont sélectives mais la politique menée depuis 10 ans repose sur l'idée que c'est la diversité des procédures de sélection qui fait la diversité du corps étudiant et que cette diversité du corps étudiant fait la richesse de Sciences Po ; cette diversité est auourd'hui recherchée par les entreprises comme par les administrations publiques.
b) Sciences Po n'a pas choisi de s'installer sur un campus isolé et d'y regrouper pour une année des élèves ayant accompli au moins deux années de prépas extrêmement intensives, conduisant les élèves admis à "souffler un peu" durant la 3è année, construisant effectivement un esprit de promo à travers une vie associative très prenante. Sciences Po est installé en coeur de ville, que ce soit à Paris, Dijon, Nancy, Poitiers, Menton ou Le Havre. Les premières années d'études ne sont pas "externalisées" en classes prépas dans les lycées mais "internalisées" dans ces campus universitaires propédeutiques que sont les 1ers cycles.
c) La formation n'est pas focalisée sur les disciplines rudimentaires de l'économie et de la gestion : la formation intellectuelle fondamentale est la préoccupation principale des trois premières années et elle ancrée dans l'études des sciences sociales et humaines : l'histoire, l'économie, le droit, la sociologie, la science politique et de grands cours transversaux.
En France, la difficulté d'accepter la différence se marque notamment sur un point : être différent, c'est forcément être meilleur ou être moins bon. Pourquoi ne pourrait on pas être à la fois différent et à égalité ?
Point de vue - dimanche 22 juin 2008
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Sciences Po et l’Université Paris Descartes collaborent depuis 2006 sur l’axe de formation et de recherche Droit-Santé. Cela se traduit au travers de la synergie existante entre la chaire santé de Sciences Po et l’Institut Droit et Santé. Cette collaboration implique notamment des membres de ces deux structures. Ainsi, Didier Tabuteau est responsable de la chaire santé et par ailleurs professeur associé à l’Université Paris Descartes et codirecteur de l’Institut droit et Santé. Le Professeur Anne Laude et plus généralement l’Institut Droit et Santé constituent le pôle juridique de la chaire santé. Ce projet Campus permettrait aux juristes de Paris Diderot spécialistes de droit de la santé de venir s’intégrer en créant un pôle fort et d’une grande visibilité tant au niveau européen qu’international sur l’axe « Droit-santé ». L’occasion serait ainsi fournie d’adosser la recherche juridique à l’une des communautés de recherche en santé parmi les plus considérables en Europe. La notoriété forte de ce pôle serait également renforcée par le fait que la chaire santé de Sciences Po va devenir le centre d’analyse des politiques de santé de l’EHESP et que l’Ecole doctorale de droit de l’Université Paris Descartes est la composante juridique de la future Ecole doctorale de l’EHESP.
Ces trois établissements développent des intérêts pour un secteur d’activité commun qui est l’interface droit et santé. Peu ou prou, les enseignants de ces trois établissements travaillent déjà sur des programmes communs, il ne s’agit donc pas d’un rapprochement artificiel mais bien au contraire de l’institutionnalisation d’une réalité matérialisée depuis quelques années. Ce projet aurait donc pour objet de la rendre visible et de lui donner un nouvel essor.
L’interface droit-santé est de manière évidente un axe de recherche parmi les plus porteurs pour la visibilité européenne et internationale des établissements comportant des unités de recherches. La demande sociale pour ce type de recherche est avérée aussi bien en France qu’aux Etats Unis, il est non moins intéressant de relever par exemple l’intérêt témoigné par la recherche chinoise (Université Tsinghua) et indienne (Tata Institute) pour cette thématique.
La complémentarité des trois serait un atout remarquable. Sciences po est un pôle naturel d'analyse de la dimension politique des questions de santé compte tenu de sa vocation de réflexion sur les politiques globales, l’Université Paris Diderot est engagée sur une réflexion Droit et sciences et l’Université Paris Descartes représente un pôle médical exceptionnel et a développé une approche globale du droit de la santé et de l’assurance maladie.
La collaboration sur l’axe Droit-Santé s’est d’ores et déjà traduite par la réalisation d’un certain nombre d’actions essentielles aussi bien en termes de formation que de recherche.
S’agissant de la formation, on peut faire état ici de ce que certains membres de la chaire santé et de l’Institut droit et santé participent aux enseignements du master « gestion et politiques de santé » proposé en formation continue à Sciences Po et des masters « droit de la santé » ou « sécurité sanitaire et qualité des soins » proposés en formation initiale à l’Université Paris Descartes. Toutefois, à l’heure où les contraintes juridiques et le développement des politiques publiques ne cessent d’avoir une influence sur la pratique des professionnels de santé, ce projet permettrait la création d’un MPh Droit et politiques de santé ouvert en formation continue et en formation initiale. Il permettrait ainsi d’offrir notamment aux professionnels de santé de ces deux Universités la possibilité de suivre un double parcours dont les enseignements seraient dispensés en binôme par un médecin et un juriste ou un membre de la chaire santé ou de l’Institut droit et santé.
S’agissant de la recherche, le projet Campus est l’occasion unique sur la base de l’expérience de l’Observatoire des droits des personnes et responsabilités en santé mis en place par l’Institut droit et santé de créer un think tank dédié à l’axe droit-santé. A ce think tank seraient associés les chercheurs étrangers européens, américains, chinois avec lesquels l’Institut droit et santé et la chaire santé entretiennent des collaborations étroites. Ce projet permettrait de développer des axes de recherche : -sur l’évaluation des pratiques professionnelles, -sur la responsabilité des acteurs de santé, -sur l’impact de la régulation et de la judiciarisation sur le comportement des acteurs de la relation de soin,-sur l’élaboration et la valeur juridique des normes en santé (recommandations, codes de bonnes pratiques…),-sur le développement des systèmes d’information en santé.
Les partenariats développés par la chaire santé de Sciences-Po comme par l’institut droit et santé avec l’AP-HP, pour la réalisation d'études et de recherche ou l'organisation de manifestations sur l'évolution de l'hôpital, pourraient connaître de nouveaux développements dans le cadre du campus. De plus, les liens noués avec les associations de patients et d'usagers du système de santé comme avec les organisations professionnelles devraient conduire à la réalisation de travaux sur l'évolution du système de santé, de son organisation et du rôle de ces acteurs. En outre le campus pourrait bénéficier de l'initiative prise par la chaire santé de Sciences-Po qui a créé un Office de Prospective en Santé (OPS) et devenir le pôle d'analyse et de recherche de référence en ce domaine.
La mise en commun par les trois entités de leurs moyens de recherche dédiés aux droits et à la santé donnerait au campus une capacité de recherche et d'intervention dans le débat public tout à fait remarquable. En particulier le centre de documentation déjà constitué au sein de l'institut droit et santé, pourrait être complété par une « contrathèque » réunissant l'ensemble des contrats intéressant directement le secteur de la santé, des actes relatifs à la recherche biomédicale, aux contrats liant les professionnels de santé, notamment les médecins aux cliniques ou aux hôpitaux, les contrats développés sur le champ pharmaceutique et les actes contractuels utilisés en matière d'information de santé, ainsi que des contrats de droits étrangers que les collaborations de l'institut droit et santé permettraient de réunir. Le campus bénéficierait ainsi d'un dispositif documentaire sans équivalent permettant de développer des analyses comparatives particulièrement intéressantes tant sur un plan théorique que pratique. Le projet « droit et santé » s'inscrirait pleinement dans la thématique des humanités scientifiques, en mobilisant une double culture, juridique et médicale, mais également sociologique, historique, économique et de sciences politiques, autour de la problématique de la « socialisation » de la santé. Il viserait à une meilleure compréhension de la « politisation » progressive de la santé depuis une cinquantaine d'années et à l'identification des phénomènes et instruments structurants de son évolution.
Point de vue - jeudi 19 juin 2008
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L’École des Arts Politiques
Les sujets actuels de controverse sur la refonte complète du cadre de vie et de la base matérielle de l’existence humaine butent sur l’incapacité collective de représenter les enjeux d’une façon qui soit à la fois exacte, sensible et sensée. Mais pour lever ces obstacles, il faut repenser la notion même de représentation, pour le moment dispersée entre son sens épistémologique (l’exactitude des données), son sens politique (la fidélité des mandataires), son sens artistique (la dimension esthétique). La politique doit apprendre des sciences ; les sciences de la politique à laquelle elles se trouvent irrémédiablement mêlées ; les sciences et les politiques doivent apprendre des arts dont elles sont hélas totalement séparées par la culture ambiante. L’École des Arts Politiques servira de creuset pour l’animation du débat public, la formation des artistes et des politiques, la recherche sur les modes de représentation des enjeux scientifiques et sociaux les plus vifs. En coopération avec le Centre Pompidou, l’École de Design et d’Architecture de Harvard, cette école totalement originale dans ses méthodes pédagogiques et dans sa recherche, pourrait être implantée dans les locaux du Grand Palais (mais nous sommes en phase de discussion et aucune décision n’a été prise par les autorités du Grand-Palais) et s’inscrire dans les projets de développement de celui-ci.
Point de vue - mercredi 18 juin 2008
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Les grands instruments en sciences sociales
Pour la première fois dans l’histoire des sciences, la numérisation généralisée des données et des comportements, offre enfin aux sciences sociales une masse d’informations qui commence à rivaliser avec ce dont disposaient déjà depuis longtemps les sciences exactes et médicales. L’épidémiologie s’applique à la fois aux maladies, mais aussi aux opinions, aux rumeurs, aux controverses. Alors que les méthodes statistiques se développent toujours, les avancées rapides en visualisation scientifique, en simulation, en traitement de modèles, permettent de réaliser enfin le projet, jusque là décevant, d’une intégration fine des sciences naturelles et sociales. Et cela juste au moment où le développement même des objets de controverses aussi bien scientifiques que politiques rend ces instruments indispensables. La navigation dans les « datascapes » devient une possibilité commune pour ceux qui viennent des sciences naturelles comme ceux qui proviennent des sciences sociales dont les objets sont devenus de plus en plus entremêlés. Dans ce domaine, l’association des quatre établissements présents dans le projet « Campus Universitaire observatoire – Paris Centre » permet de constituer un pôle de compétences et d’excellence scientifique complémentaire et cohérent, offre les meilleures conditions pour le développement d’une recherche de pointe, de méthodes pédagogiques innovantes, et donnerait ainsi à ce Campus la taille critique nécessaire à sa véritable visibilité et à sa reconnaissance internationale.
Point de vue - mercredi 18 juin 2008
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